Sur les douze îles de l'archipel, seulement six, se dressant
fièrement comme des forteresses, sont habitées: Nuku Hiva,
Ua Uka, Hiva Oa, Ua Pou, Tahuata, et Fatu Hiva.
Dans l'atmosphère rude mais authentique d'une agriculture
rustique, de la pêche et de la chasse, l'hospitalité marquisienne
est une rêgle d'or.
Dans les fours marquisiens, qui parfois, ne sont qu'un trou
creusé dans le sol, cuisent à l'étouffée dans des feuilles de
bananier le cochon, le taro et les bananes fei. Cet animal,
bien que fort apprécié dans les assiettes, à un long passé
mythique derriere lui et possède même ses danses, ses
légendes et ses adorateurs.

Parfois couronnée d'une parure végétale faite de petites fougères
et de bois de santal mélangé à l'ylang-ylang, une petite fille
au sourire éclatant apportent quelques uru (fruit de l'arbre
à pain) pour agrémenter le festin.
Quelques takoas, oiseaux blancs à plumes jaunes, et de
rares peruches, sillonnent les cieux, attirés sans doute par
les odeurs culinaires.
Plus loin, le son du toere (tambour) rythme les chants et
danses ancestrales des marquisiens.

Dans les villages, les vanilleraies et la récolte du coprah apportent
quelques ressources, comme en témoigne la densité
impressionnante des palmeraies et cocoteraies sur les massifs
montagneux, à la lisiere desquelles quelques tâches de couleurs
signalent la présences de rares habitations.
Dans les cours d'eau, les anguilles à oreilles et les chevrettes,
(crevettes) viennent renforcer les prises quotidiennes des pêcheurs.
Les femmes ne restent pas inactives, loin de là, occupées au
tressage des feuilles de pandanus pour la confection de paniers
et de chapeaux.

Quelques musées, comme celui de Vaipaee, sur l'île de Hua Huka,
exposent de beaux objets anciens.
Les enfants des écoles, quand à eux, sont souvent présents lors de
céromonies officielles, habillés de tissu pareu et cheveux fleuris,
dans un pannel de couleurs infinies.
Des artisans vendent le produit de leur travail : de magnifiques
sculptures en os ou en bois de rose.

Sur la route de Taiohae, au nord, bordée de flamboyants
jaunes et rouge, un groupe de jeunes filles vétues de robes
fleuries cheminent en discutant joyeusement vers le temple
pour aller écouter les himene (chants) des mamas.
A 1500 kms de Tahiti, des chevaux sauvages traversent les
plages sous l'oeil protecteur et dominateur des tikis qui ne

Souvent monté " à cru", et en raison de l'état de certaines routes,
le cheval est une nécéssité plus qu'un sport d'agrément
dans ces régions où la nature rêgne en maître.

serlaurefenua.over-blog.com/
Une nature tropicale envahisante mais utile, puisque qu'on ne
recence pas moins de 38 utilisations possibles pour le cocotier
depuis la racine jusqu'à la noix.

Les troncs d'arbres divers accompliront leur mission dans la
sculpture et la construction de pirogues ou d'instruments de musique,

le bois d'hibiscus deviendra tapas, et les feuilles de palmiers
et de pandanus finiront leur vie dans le tressage du toit
des fare nia'u, des chapeaux ou des paniers.

Quand aux fleurs multiples et multicolores, symboles de continuité
comme de l'éphémère, elles se sont donné pour objectif de relier
l'homme à la nature à travers la confection de superbes couronnes
Les longues feuilles vertes de Auti sont parfaites pour
confectionner un costume

tahitinui.blog.lemonde.fr/.../
Il n'est pas de maison qui ne possede son gardénia blanc
Des petites fougères tapissent le sol des prairies émeraudes

www.clio.fr/
Cet arbre, oserais je le dire... porte le nom évocateur
d'" arbre à couilles";
(et bien oui, c'est son nom)
Aux îles Marquise, l'homme est intrinsèquement uni à la terre
qui le lui rend bien, et dont la danse est une forme de reconnaissance.
Reconnaissance également envers les ancêtre sur les tohua:
ancienne place publique où se tenaient les réunions et cérémonies

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