Tel le ver à soie protegeant la chenille, les parois
volcaniques qui encadrent la baie culminent à une hauteur
comprise entre 800 et 1000m, avec ses trois sommets:
le mont Faeone 820m, le mont Teearua 885m, et le mont
Tauonoho 960m; pour en faire un cadre unique au monde,
sauvage et préservé.
En effet, en l'absence de piste d'attérissage, elle n'est reliée
aux autres îles que par des cargots ou un bonitier communal
qui fait la navette avec Hiva 'oa.
Seulement deux vallées se partagent les 630 habitants: Omoa
et Hanavave , qui offre un magnifique panorama sur la baie des
vierges.

Une route de 17 km relie Omoa et Hanavave.
Il est donc facile de les parcourir toutes les deux en 4/4,
à cheval, ou en spead boat. L'isolement de cette île présente
l'avantage de se fondre dans le paysage en y savourant la paix,
et de découvrir certaines traditions qui ne se sont jamais éteintes,
particulièrement à Omoa.

www.threefools.org/.../
Les tapas:
A l'époque tribale , un tissu d'origine végétale faisait office de
vêtements.
Encore utilisée aujourd'hui, il permet de réaliser de magnifiques
objets de décorations, tout en faisant revivre la tradition
du tatouage et ses motifs ancestraux.
Prélevé dans de jeunes troncs de murier, le maiore ou le banian,
dont on a prit soin d'ôter l'écorce, on fend l'aubier pour ne garder
qu'une bande de 3 à 5 mm de largeur. Cette bande sera ensuite
battue avec un battoir en bois de fer, sur une pierre plate
et arrondie.
Plusieurs heures sont nécessaires pour l'amincir à quelques
dizièmes de millimètres. Il est ensuite rincé à l'eau douce
pendant quelques heures. Ainsi éclairci et nettoyé, on le pose
sur une planche pour le faire sécher au soleil. Il sera enfin
décoré à l'aide d'une encre végétale extraite de lianes.
La sculpture sur pierre:
Autrefois destinées à attirer les tortues, ces pieces, constituées
d'une tête de tortue (ou une tortue entière), traversée par
une tige de bois, et reliée à des brins de fibre de cocotier,
devaient passer la nuit sur le maraé avec les pêcheurs,
(pas de femmes), la veille de la pêche. Travaillé avec une hachette,
puis dessiné au poinçon, il etait poli avec de la cire.
Quand les tortues étaient prises, la sculpture était jetée à la mer...
pour ensuite revenir seule sur le maraé (selon la légende).
Il ne resterait qu'un sculpteur sur pierre sur Fatu iva.
Les bananes séchées :
Mises à l'abri des oiseaux, les bananes étaient mises à murir,
empilées sur des claies, et cuites plusieurs fois de façon
à les faire sécher, ceci pendant une dizaine de jours. Ra
ssemblées dans des feuilles de bananier, elles pouvaient
être conservées pendant plusieurs mois.
Sur l'île, Cécile Gilmore pratique encore cette tradition.
Le popoï:
Cuit au feu de bois, le mei, fruit du maiore est cueilli deux fois
par an pour accompagner la plupart des plats à base de coco.
Jadis conservé plusieurs années dans la terre en
semi - fermentation,
il est foulé aux pieds pour en faire une pâte, puis écrasé
avec un pillon de bois pour lui donner une texture onctueuse.
Il est ensuite conservé dans des bidons de 50 litres:
on l'appelle le ma.
Mélangé avec du lait de coco, le mei devient le Ka'aku,
que l'on va mélanger avec le ma, pour le chauffer au four
et envelopper dans des feuilles de purao: c'est le popoï.
Ce plat peut accompagner des plats de viande
comme la chèvre au lait de coco.
Le Umuhei:
Le Umuhei est un petit fagots de feuilles odorantes que les
femmes se mettent dans les cheveux (voir à d'autres endroits
du corps pour se parfumer) ou encore, comme un sachet de
lavande dans une chambre.
La composition est la suivante:
Fenouil ou aneth, menthe, miri, mati, une petite "brochette"
d'ananas, poudre de bois de santal, feuilles d'ylang ylang,
fleurs de vaho vaho, de opuhi et de tiare, racines de mouu
et de hinano, et vanille.
Parcourir la distance d'Omoa à la baie des vierges (de réputation
mondiale) est l'occasion d'une superbe promenade de 4 heures
pour les passagers de l'Aranui.
Elle permet aussi d'observer les oiseaux, et particulièrement
les perruches, (vini ultramarina) nouvellement revenues sur l'île.
Longtemps menacés de disparition, les cochons sauvages aussi
sont de retour, entrainant également la reprise de la chasse.

oceanien.bloguez.com
Ayant parcouru les pentes vertigineuses de ce canyon au tapis
de verdure, vous découvrez une plage de galets noirs pour
rejoindre la baie où quelques baleinières attendent sagement.
Ne manquez pas de visiter sa charmante église blanche.

Vous croiserez peut- ètre aussi des artisans au milieu
d'une construction de très jolies pirogues en bois peintes
de couleurs vives.
Elles sont utilisées pour la pêche qui est l'une des activités
principales de l'île. (les meilleurs pêcheurs peuvent prendre
jusqu'à 200 kgs de poissons par semaine.
Découpés en filets,thons jaunes, bonites, espadons ou marlins
sont conservé dans des frigos avant d'être emmenés
au marché de Papeete.
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