Archéologie

Mettre à jour des sites anciens permet de reconstituer le

mode de vie d'une population: 

- Quels type de relations existaient entre eux?

-Quel était ce lien étroit entre l'homme et la nature?

- Quelle part avaient la culture et les traditions dans la sagesse

réveillée des ancêtres? 

Quand un objet ou un dessin gravé sur la roche, auréolé de

mystère, se révèle, entrainant un flot de mémoire collective

que l'on croyait enfouit à jamais, alors pourquoi s'arrêter là ?

 

                 www.clio.fr/voyages_culturels/iles_marquises.asp

 

Dans les années 60, Henri Lavondès arrive à Ua pou pour

travailler sur les traditions orales et recueillir les légendes. 

Vingt ans plus tard, l'archéologue Pierre Ottino arrive

sur ses traces en tant que volontaire à l'aide technique.

Avec passion, il se consacre encore aujourd'hui à " rajeunir"

le patrimoine de ces îles et de son peuple.

 

 

               www.photomarquises.com/.../Les-sites/Hohoi.htm

 

" Si on restaure un site n'importe comment, non seulement on 

le caricature, mais on caricature aussi la culture et la population

ancienne qui deviennent alors du folklore. "

Le respect du lieu c'est aussi le respect de la tradition.

Sur cette photo, une tête sculptée dans un rocher désigne le

passage du mana (esprit) dans un lieu tapu (sacré) apres la mort. 

 

           www.oceanien.fr/categorie-11272053.html

 

Un mur, une terrasse, l'emplacement d'un paepae

(structure d'habitat), et peu à peu, nous nous retrouvons

dans un village ancestral. 

hatiheu693.1249156372.jpg

                                tahitinui.blog.lemonde.fr/category/archeologie

 

Alors les marquisiens se souviennent des histoires que leur 

raccontaient leurs grands parents, les difficultés qu'ils

rencontraient à l'époque.

Et plutôt que d'attendre une aide de l'extérieur qui ne

vient pas toujours, les autochtones se joignent à l'expédition,

même si l'argent manque.

On attend pas, aux Marquises, on agit!

 

pierre-ottino-site-mauia-hohoi2692.1249675428.jpg

tahitinui.blog.lemonde.fr/category/archeologie

 

C'est à la fois un moyen de se réapproprier une partie

du patrimoine  en renouant avec ses racines;

mais aussi une sécurité  à l'instar de professionnels qui emmenent

un objet pour l'étudier.... mais qui "oublient" de le ramener.

C'est encore redonner vie à des emplacements

géographiques qui ont un jour étés désertés pour cause

d'épidémies apportées par les européens, et qui rendirent

les femmes steriles. 

 

                   www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/07/25/0..

 

En l'absence de musées,  de nombreuses pièces se sont

retrouvées en  Nouvelle Zélande où à Hawaï. Mais les marquisiens

ne sont pas du genre à baisser les bras! depuis, des musées ont

vu le jour aux Marquises. 

Le département archéologique et celui des traditions orales ont

étés rattachés au musée de Tahiti et des îles, dirrigé par

Jean Pierre Pambrun. 

 

                                   sanza.skynetblogs.be/tag/1/quai%20branly%20po..

 

L'organisation dépendait entièrement de la tradition:

" Nos ancêtres avaient le sens des choses , de l'équilibre.

A l'époque, on ne pouvait pas polluer une rivière car le tohua

en dépendait. "

Le tohua était la place publique où avaient lieu les festivités. 

 

                        www.laruel.be/blogactu/index.php?paged=3

 

Depuis, lorsqu'un lieu a été découvert par les archéologues,

les danses d'antan refont surface et les jeunes dansent

pieds nu sur le Tohua.

 

Une danseuse explique:

" lorsque nous dansons sur le tohua, cela chauffe les pieds,

nous ressentons le mana de nos ancètres" (mana: force spirituelle) " 

 

fdansedeloiseau61.jpg

                                     rainbowoman2.unblog.fr

 

La jeunesse est de plus en plus motivée en encouragée

pour apporter leur contribution aux  projets archéologiques.

D'ailleurs, la motivation l'emporte sur le diplôme.

" Il est important que les jeunes d'ici sachent d'où ils viennent

et connaissent la richesse culturelle que nos anciens ont créée.

Pour qu'ils soient fiers de leurs ancêtres et pour qu'ils s'en inspirent.

(yvonne Katupa: maire déléguée de la commune d'Hatiheu) 

 

                                                                         tahitinui.blog.lemonde.fr/2006/06/page/2

 

Quelques mots sur l'organisation de la société marquisienne:

 

 le paepae est l'emplacement des terrasses et habitations

de l'ancienne population ( sur la photo, celui de Hatiheu )

au centre, près de la maison du chef on trouve le tohua

(place publique  où avaient lieu les fêtes) . 

 

Les villages étaient dirrigés par: 

 

* Les Hakaiki: princes, princesses qui administraient les affaires publiques.

* Les Taua: prêtres ou sorciers (intermédiaires entre les dieux et le peuple).

Conservateurs des légendes et généalogies, ils prescrivaient

les tapu (interdits) et présidaient les cérémonies.                                                                                                                                                                                          

Parmi le peuple, il y avait:

* Les tahunas:  qui s'occupaient des arts et des métiers

* Les kaioi: équivalent des troubadours ; vagabonds adolescents

qui composaient des danses et des chants, et se livraient à tous

les plaisir de la vie avec une grande liberté sexuelle. 

* Les kikinos: de condition inférieurs à qui revenaient

les travaux pénibles. 

 Si les tribus se faisaient souvent la guerre, les combats étaient 

plutot considérés comme un sport à grands cris et couverts de

tatouages pour impressionner l'adversaire. (qui se terminaient

le soir pour reprendre le lendemain) mais la plus grande hospitalité

était respectée au sein d'une même tribu.  

 

Scène de vie traditionnelle

                  www.marquises.pf/societe.htm

 

Afin de se faire une idées des objets retrouvés par les

archéologues, un petit retour dans le temps s'impose: 

 

Les maisons de bambou au toit de pandanu se composaient

essentiellement de nattes pour dormir et des paniers suspendus

faisaient office de placards.

Dehors, près du foyer, des fosses creusées dans le sol

conservaient les aliments, comme l'uru (fruit de l'arbre à pain). 

 

                                                                   tahitinui.blog.lemonde.fr/...

 

Pour la pêche, on se servait d'hameçons  en nacre ou de harpons

en bois de fer . 

 

muséeauckland2 010

                            www.oceanien.fr/categorie-11272053.htm

 

Les galets, haches de pierres, herminettes ou scies en dents

de requins étaient les principaux outils pour fabriquer des

objects usuels, tandis que des os ou éclats de nacre étaient

appréciés pour le travail du bois, ou encore les dents de rats

pour travail du fer. 

 

muséeauckland2 053

                           www.oceanien.fr/categorie-11272053.htm

 

Pour partir en haute mer, les pirogues étaient composées d'une

ou deux coques maintenues par des cordelettes  et calfatées 

à la résine d'arbre à pain.

 

               

                                    www.hoarau.org/polynesie/main-pf.php?ref=tahi..

                         

 

Les villages étaient sous bonne garde: les tiki, statues

de pierre représentant des divinités à demi humaine, ou animale,

sont pour la plupart toujours présents. .

Tournés vers la mer, on attribuait à certains d'entre eux

un pouvoir de vie ou de mort. 

Ils ont étés édifiés sur les mea'e: terrasses sacrées sur lesquelles

se  déroulaient les réunions officielles ou les diverses

manifestations religieuses et paiiennes. 

 

                  


Sur le tohua ( la place publique) , le tuu  (lieu de culte) recevait les sacrifices

ou les femmes n'avaient pas acces.

Le sens de ces sacrifices, outre l'offrande faite aux divinités,

était de se nourir du mana (l'esprit, la force spirituelle ) de ce que l'on sacrifiait. 

A Nuku hiva, chaque vallée possède son mea'e avec son tohua;

Ce qui  laisse au visiteur la sensation de s'élever dans une 

dimension  mystique. 


 

 

Sur les rochers, il est souvent possible de voir des dessins, signes ,gravures

appelés des pétroglyphes (pétros: est une forme d'écriture) ;

comme des représentations stylisées d'animaux, hommes ,

pirogues, poissons dont l'origine reste à ce jour peu connue

en raison du dépeuplement rapide de la population. 

 

 Kaoha nui en premier sur le gros rocher je montre à mon client les pétroglyphes qui y sont sculptés et leur formes. Les pétros sont une forme d'écriture mais comme le peuple marquisien est mort à une vitesse grand V lors de l'arrivée des europeens et leurs maladies certains symboles restent incompréhensibles. Souvent ce sont des représentations stylisées d'animaux, de l'homme, des pirogues, des poissons mais parfois c'est un peu difficile à déchifrer. Je te joins le bloc que je montre sur la photo. Des enata donc des représentations de l'homme mais nous ne savons pas à quoi ratacher le symbole et à quel évennements dans le passé.

                        Merci à Jean Saucourt pour cette photo

 

Cette carte situe  les principaux sites de Hiva 'oa: 

excursions à Hiva Oa

 

Profitez en pour allez faire un tour sur ce site, surtout

si vous avez l'intention de séjourner à Hiva 'oa.                                 

   http://www.chaletshanakee.com/vallee.html

 

La vallée de Puamau à Hiva 'oa,  détient les plus grands tikis de

Polynésie dont le Takaïi (2m 44).

 

 

Vers le 18e siècle, à la suite d'un conflit entre tribus,

les vainqueurs transforment la résidence du chef en un me'ae ,

donnant aux deux paepae les nom des deux vainqueurs: Pahivai  

et Mataeiaha qui auraient fait édifier les grands tiki.

A la fin du XIX e , une cheffesse offre cette terre à Kekeka:

un pasteur hawaïïen, qui en fit une plantation de café.

Il semblerait que des tiki aient étés endommagés lors de ces travaux. 

 

Ces tiki sont fragiles et sont l'héritage du peuple marquisien.

Il est donc recommandé de les toucher le moins possible.

Selon les légendes il est même tapu (sacré,interdit) d'y toucher.

Et aux îles Marquise on ne plaisante pas avec ca! ...

de nombreux témoignages l'ont prouvé.

 

 

 

Voici en images sur ce lien , les grands tiki de Puamau: (superbe document)

http://oceanien.bloguez.com/oceanien/455364/Hiva-Oa-les-grands-tikis-de-Puamau

 

Sur Ua Huka,  Hane, le plus ancien site

marquisien pourrait porter le nom de musée puisque il ne

contient pas moins de 3000 pièces archéologiques dont les

plus belles sculptures de l'archipel, dans un décor de rêve. 

 


 

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