Akamaru

Très jolie plage aussi, celle d'Akamaru, autre île 

inhabitée dont les agriculteurs se souviennent à la 

période de la récolte des oranges sauvages. 

                            


 

C'est sur Akamaru que débarquèrent les pères Laval et

Caret pour leur mission évangélistique, avant de se déplacer

d'îles en îles sur un radeau de fortune en proie à tous les

dangers. 

La chapelle primitive en feuilles de pandanu alors en vigueur

fut remplacée par l'actuelle église " notre dame de la paix"

munis de ses deux clochers dissymétriques et d'un porche

à colonnes.

 

 

On dit que la prophétesse Toapere avait prédit la naissance 

d'une religion nouvelle, ce qui favorisa l'intégration des 

missionnaires malgré le mauvais accueil que leur firent les

chefs mangaréviens. 

 


 

Cette période fut appelée " l'âge d'or" par le père Laval qui

parvint à convertir l'ensemble de la population en moins de

deux ans.

En effet, déjà sensibles aux rituels sacrés d'une part

et d'autre part, l'espace clos et l'éloignement de l'île aidant,

les autochtones se laisserent convaincre sans trop d'efforts

par le pouvoir et la rigidité ecclésiastiques de ces hommes

qui n'hésitaient pas à les excommunier si besoin au son

de la conque marine.

Ils laissèrent là aussi des constructions diverses: rues

pavées, églises et presbytères, écoles et ateliers, et aussi

le palais du roi en blocs de pierre et de corail acheminés par des

radeaux.

 

 

Par la suite, l'arrivée des marins et marchands attirés par 

le commerce de la nacre bouscula l'ordre ainsi établi. 

La nature allait elle reprendre ses droits? 

 

Toujours est il que :

 

* l'ouverture du canal de Panama, qui voyait dans les Gambier

une escale de choix au coeur du Pacifique, n'eut pas raison

de ces faits historiques. 

 

* Par la suite, le père Laval, dut retourner à Papeete pour

cause de maladie.

 

* Et étrangement , le commerce de la nacre prit fin également à

cette période. 

 

* Enfin, l'annexion de la France fut prononcée . 

 

Si éveiller les consciences d'un peuple est une chose, il ne

justifie pas la destruction d'une culture ancestrale. 

On peut agir sur toute chose mais on aura jamais son âme. 

Et je pense que " mère nature " serait de mon avis. 

 



 

" les mémoires du père Laval"  relatant son épopée en

Océanie se lit parait il comme un livre d'aventures.

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