Les légendes, berceaux de la vie polynesienne

 Je pars dans la fôret me parer de fougères et de fleurs odorantes" ...et elle  s'immergea encore dans le gigantesque coquillage qui était rempli d'eau magique et vivifiante ... Pour lire la très belle légende de
Huriitemonoi (légende des îles Tuamotus, cliquez ici :
 
 http://www.una-una-tahiti.com/IMG/pdf/Huriitemonoi.pdf



la patience et la volupté sont évoquées ici dans
 
" la femme endormie dans le jardin des fleurs"
l'une des 14 légendes tahitiennes écrites en deux langues dont le français (ouf!) ici :
         

 http://www.europalingua.eu/krent_LaFemmeEndormie.htm

 


La tiare d'Apetahi, fleur odorante, qui pousse uniquement à Raiatea sur le mont Temahani, n'a que 5 pétales et ... que d'un côté, vous saurez pourquoi dans cette belle histoire d'amour
 
la légende de la tiare Apetahi
 
Un couple vivait bien heureux sur une île. Le bonheur rayonnait leur fare située en bordure de mer. Tout les jours Apetahi et son Tane se levait bercés par le vent frais guidés par les océans jusqu'à eux. 
Le tane de Apetahi était pêcheur et il arriva un moment où le poisson ne mordait plus. Se faisant, il ramenait de moins en moins à manger au fare. Voyant sa femme qui commençait à maigrir et à dépérir, il décida d'aller pêcher un peu plus loin... mais toujours rien. Les jours suivant, il s'éloignait de plus en plus. 

 

Un jours arriva où Apetahi, se levant, ne trouvant pas son tane près d'elle. Se disait-il qu'il pouvait être aller pêcher. Elle sortit du fare tout en l'appellant, elle le chercha d'abord dans les environs ... mais sans succès. Elle décida de se rendre au point habituel où pouvait se rendre son tane pour pêcher... elle ne le trouvait toujours pas. 

Non loin se trouvait une colline où ,se disait-elle , qu'elle pourrait mieux le voire. Elle se mit alors à l'escalader. Elle avait parcouru 100 m, 200m, bientôt 2km quand elle entendit une voix. Sentant qu'il s'agissait de celle de son tane, elle se retourna. 
Le soleil commençait à se coucher. Quand Apetahi se retourna pour essayer en vain de distinguer ou de reconnaître le bateau de son tane, elle fut éblouie par le soleil. Essayons tant bien que mal de plisser yeux, elle leva alors sa main droite. C'est alors qu'elle tomba de la colline. Dans sa chute, elle se coupa la main. 

Son tane, lui, revenait de pêche, se rapprocha du bateau fière d'avoir fait une bonne pêche et appelait tout haut sa femme. Qu'il avait hâte se disait-il de préparer le festin. 
Mais hélas il ne la trouvait pas. A son tour il se mit à la chercher, tout autours du fare, un peu plus loin, et encore un peu plus loin. Il observa alors la colline. Un frisson le parcourut alors. 

Il courut vers cette colline, qui en se rapprochant, lui donnant encore plus de sueurs froides froides. Tout en courrant, il appelait Apetahi à tue tête. Il se passa plusieurs heures durant lesquelles le jeune homme la chercha ... mais sans succès. Epuisé, il s'assit près d'un rocher d'une allure tranchante. Se penchant et reprenant son souffle, il vit une fleurs blanche avec cinq pétales. Magnifique, belle et d'une senteur. 
En la cueillant, il se disait que sa beauté ressemblait à celle de Apetahi,
qu'elles avaient toutes les deux la même odeur. 

Il ramena cette fleur au fare, la planta et prit soin d'elle en souvenir d'Apetahi. Il la baptisa : Tiare Apetahi. 

 


L'ile de Raiatea, deuxième île de Polynésie dans l'archipel de la société, a elle aussi sa légende, je vous dévoile ici l'origine de son nom : voici
 
la légende de Raiatea:
 
Il y a très longtemps, vivait un guerrier originaire de Tahiti qui avait pour nom Atea. Respecté pour son courage et sa vaillance. Atea entendit parler de la reine d'Opoa, Rai, dans l'île de Havai'i Nui. Ses proches lui vantaient sans cesse la grâce et l'élégance de la souveraine. Un jour, n't tenant plus, il décida de partir pour l'île sacrée. Dès qu'il vit Rai, il en tomba profondément amoureux. La reine, n'étant pas insensible aux charmes d'Atea, lui rendit cet amour ; ils s'aimèrent et devinrent amants. Un enfant allait bienôt naître de cette union. Mais Atea dut repartir pour Tahiti. Il demanda à sa bien-aimée d'accéder à un dernier souhait "Si c'est un garçon, Atea devra être son nom. S'il s'agit d'une fille, tu l'appelleras Rainuiatea". Ce fut une fille, qui devint reine à son tour. Lorsqu'elle eut atteint l'âge de raison, elle renomma Havai'i Nui en Raiatea, Rai en souvenir de sa mère et Atea à la mémoire de son père qu'elle n'avait jamais vu.
 

 


 
" N'avez vous jamais remarqué deux yeux et une bouche sur la noix de coco? un jour, une anguille vola le coeur d'une princesse, pour savoir comment, venez ici:
 
la légende de la noix de coco
 
N'avez-vous jamais remarqué 2 yeux et 1 bouche sur les noix de coco ?! On dit qu'il n'y a aucune raison pour qu'un objet qui tombe fasse un crochet pour nous éviter, et pourtant à Tahiti, les noix de coco ne tombent jamais sur ceux qui passent en dessous ! Sauf si bien sûr on a quelque chose à se reprocher...
 
La légende raconte l'histoire d'une jeune fille, Hina, que les yeux noirs et la soie de ses longs cheveux rendait la plus jolie des îles. Son père décida un jour de la marier à un époux digne de sa beauté. Mais le jour de ses noces, Hina s'enfuit à la vue d'une immense anguille, au corps et à la tête énorme : le prince des anguilles.
 
Elle trouva refuge dans un fare (case) de Vairao, la maison du légendaire demi-dieu Maui qui fut ébloui, à son retour de pêche, par la lumière éclatante qui auréolait son fare.
C'était les cheveux d'Hina qu'un rayon de soleil frôlait et qui brillaient ainsi. Au récit de son aventure, Maui la prit sous sa protection. L'anguille, attirée par l'éclat de la chevelure, se fraya un chemin, en ouvrant dans le récif barrière de Vairao, un large chemin que l'on appelle aujourd'hui la grande passe Tapueraha...
 
... Maui alerté, pris un long cheveu d'Hina, y attacha un hameçon de nacre et captura la bête monstrueuse. Quand il l'eut tiré sur le rivage, il lui coupa la tête qui roula au pied de la jeune fille.
La tête s'exprima alors : "A partir de ce jour, tout les hommes, et toi la première, vous m'embrasserez sur la bouche. Je meurs, mais tu seras quand même mienne par le baiser éternellement".
 
Maui enveloppa aussitôt la tête dans des feuilles de bananiers et tendit le paquet à Hina afin que , de retour chez les siens, elle puisse la détruire pour que la prédiction ne se réalise pas. Mais Hina ne doit surtout pas poser la tête sur le sol !
 
En cours de route, elle arriva au bord d'une rivière dont l'eau était claire et fraîche. Décidant de s'y baigner et oubliant le conseil de Maui, elle posa le paquet sur le sol. Aussitôt, la terre s'ouvrit et engloutit la tête de l'anguille. Un arbre étrange apparut et se mit à grandir démesurément. On aurait dit une immense anguille dressée, la tête vers le soleil. Le premier cocotier venait de naître... Une grande sécheresse fit que bientôt, toute eau douce vint à disparaître. Les fruits de l'arbre qui contenaient une eau claire et sucrée, étaient marqués de 3 taches disposées comme 1 bouche et 2 yeux...
 
Hina fit comme les autres, sans se rendre compte que la prophétie venait de s'accomplir. Assoiffée, elle colla ses lèvres sur la bouche de la noix de coco pour boire...
 


Un jour, une déesse sauva toutes les femmes de son île, depuis ce jour, cette ïle s'appelle :
 

Huhine, " le paradis des femmes".  

 
Aux temps anciens, à l'occasion des cérémonies, une déesse était chargée de désigner une victime mais elle était opposée aux sacrifices. Elle recourut alors à une ruse : un jour, elle désigna volontairement une femme qui avait ses manstruations. Sur l'autel, les serviteurs du prêtre furent éclaboussés par le sang de la femme impure. Le prêtre décida alors d'épargner les femmes. Depuis lors, les femmes de Huahine furent sauvées. D'où l'origine du mot Huahine :
« le paradis des femmes. »

 


L'uru, le fruit de l'arbre à pain, c'est un immense geste d'amour et de générosité d'un père pour sa famille:
 
Voici la légende de l'uru
 
"Pendant une longue période de famine un jeune couple se lamentait sur le sort de ses enfants. Ils décidèrent alors, de les conduire à une caverne dans les montagnes pour chercher de la nourriture, en vain. Un soir, le mari désespéré dit à son épouse 'Lorsque tu t'éveilleras le matin, va dehors et tu verras mes mains qui sont devenues des feuilles. Regarde le tronc et les branches, ce sera mon corps et mes jambes. Et le fruit rond que tu verras sera mon crâne; le coeur du fruit sera ma langue. Fait rôtir le fruit, laisse le tremper dans l'eau, puis enlève la peau en le battant et manges  en, avant d'en donner à nos enfants. Ainsi, ils n'auront plus jamais faim.
 

 


  A Tahiti, se trouvent 3 belles cascades. La légende racconte qu'elles furent complice d'un amour interdit.
 
Pour connaitre la légende des trois cascades:  Venez ici :  
 
              http://www.itereva.pf/etablissements/clghiti/clghiti/fr/frlegend/fr3casc.htm
 


 

 

A Raiatea, est née la princesse Hotuhiva. Pour échaper à un destin qu'elle ne désire pas, elle s'enfuit dans l'île voisine à Huahine et séduit le dieu de l'amour " Tane" par les charmes de la danse.
 

La légende de Hotuhiva    
 
 Le début de notre histoire se déroule à Hawaiki, aux îles sous le vent. Dans le village, il y a comme un parfum de fête. La princesse Hotuhiva est radieuse etinsouciante. Tous les membres du village se mettent à danser pour célébrer la beauté de leur princesse.
Tandis que les fiers guerriers « Aito » profitent des derniers rayons de soleil, le ciel tisse à l'horizon la grande natte sombre de la nuit pour permettre à « Hina » déesse de la lune de s'élever...
Le père de Hotuhiva annonce à sa fille qu'elle est promise à un chef de clan, un « tane » qu'elle n'aime pas. Face à une telle décision, la princesse s'éffondre en sanglots. Dans la nuit, elle s'enfuit de son île en se cachant dans un tambour.
Portée par le dieu de la mer"Ruahatu", elle atteint le rivage de Huahine, sa nouvelle terre d'accueil.
Hotuhiva est découverte par les habitants de l'île.Très mal accueillie par les villageois, elle est dans l'impossibilité de révéler son identité pour ne pas alerter les guerriers de son père partis à sa recherche . Elle est contrainte d'assister et de danser à la célébration donnée en l'honneur du dieu TANE (dieu de l'amour, gardien du paradis éternel).
Elle séduit la foule, la population est littéralement envoûtée par cette vahiné. Même le dieu Tane tombe sous le charme de cette princesse, il apparaît alors sous la forme d'un oiseau sacré.
De cette liaison hors du commun, naîtra la légende de Hotuhiva, évadée, dédaignée puis finalement acceptée au sein d'une nouvelle famille, d'un nouveau clan, grâce au feu de sa passion et l'amour qu'elle a su donner à Tane en dansant pour lui.
 

Si le mont Rotui de la montagne de Moorea domine encore l'île, c'est grace à l'ingéniosité de la reine Te remu 'ura.
 


 

La légende de Te Remu 'ura (Moorea)
 
Il y a très très longtemps, sur l'île d'Aimeho*, se dressaient côte à côte, les montagnes Tohi'e'a et Rôtui.
La montagne Rôtui est belle et généreuse ; c'est la demeure de Te Remu ‘Ura, reine d'une grande beauté aux pouvoirs puissants.
Les plantes et les animaux qui se trouvent près d'elle se transforment en protecteurs* les fleurs lumineuses et sacrées, , la fougère à trois feuilles, l'hibiscus à fleur double, le rouget violacé. Là on trouve aussi une source, miroir de la reine.
 Elle a de nombreux gardiens : Noha ‘Ura  est le chef de la multitude ailée.
 Te ‘Ava  et  Te ‘Avau  veillent côté montagne sur le marae  Te Vai Roa. Tâne , guerrier du marae, veille côté mer ; et le grand tambour transmet aux habitants de Piha'ena les messages de leur reine.
 
Voici que par une nuit très noire et calme trois guerriers des îles sous le vent font voile vers ‘Aimeho. Ils obéissent aux ordres des nombreux dieux du marae. « Prenez la pirogue et rejoignez l'île d''Aimeho.
Tressez alors la corde à trois brins et prenez au lasso le Rôtui. »
A l'horizon, malgré la distance la reine a la vision de leur approche.
Elle dit au chef:
« Réveille le peuple des oiseaux »
« Oh, ma reine, ne te fait aucun souci, répond le chef, les trois guerriers se trompent complètement en empruntant la passe de Tareu. »
Les guerriers débarquent dans la baie d'Opunohu.  Ils fabriquent la corde soigneusement et attrapent au lasso le Rôtui.
Ils amarrent la corde à l'arrière de la pirogue et disent à leur sœur : « Rame ! »
Et tandis qu'elle rame, ils tirent sur la corde au même rythme qu'elle.
Un puissant grondement retentit alors, des avalanches gigantesques se produisent. L'eau jaillit et ils se précipitent dans le lagon.
La reine tressaille : sa patrie s'en va. Elle ordonne alors au chef «  Dis aux oiseaux de faire grand bruit ! »
Alors tous les oiseaux de nuit sifflent et poussent des cris, on croirait entendre des pleurs d'enfants.
Tandis que les oiseaux continuent leur vacarme, le chef dit à la reine:
« Oh, ma reine, ne crains rien, Tâne, le guerrier, monte la garde près de la plage. »
En effet , Tâne comprend qu'on est en train de voler sa terre, il saute dans le lagon , se tourne vers le Rôtui et le retient de ses mains puissantes.
Les trois guerriers tirent la montagne, Tâne la maintient. La terre est retenue et ne glisse plus.
Les guerriers sont surpris par l'intensité des cris et des sifflements des oiseaux, ils pensent que le jour se lève.
Les deux frères crient à leur sœur déjà parvenue au milieu de la passe de Taareu :
«- Cesse de ramer !
 -Pourquoi ? demande-t-elle.
-C'est le lever du jour, arrêtons, nous attendrons la nuit prochaine. »    Tâne les entend parler. Il pense à une ruse. Il ne cesse pas son travail et ne revient pas à la plage.
Au lever du soleil, les quatre guerriers sont transformés en rochers pour toujours.
 On peut les voir encore aujourd'hui.
 


 

 

Cette fois encore, le mont Rotui est sujet à toutes les convoitises, mais il est surtout question ici de Mau' a puta, la montagne percée de Moorea, dont on peut encore voir le trou aujourd'hui.
 
la légende de la montagne percée (Moorea)
 
Une nuit, Hiro (tricheur) et sa bande de voleurs, venant de Raïatea, arrivèrent à Moorea pour rapprocher le le mont Rotui de Tahiti. Ils attachèrent de longues lianes au sommet de la montagne et commencèrent à la tirer. Ils arrivèrent à détacher cette portion de l'île comme en témoigne encore les deux baies.
 
Pai, qui se trouvait à Punaauia, fut réveillé par ses parents adoptifs qui venaient de voir cette scène en songe. Pai alors se leva, gravit la colline Tata'a et jeta sa lance sur Moorea. Après avoir traversé la mer, elle perça un grand trou dans un sommet, connu depuis sous le nom de Mou'a puta (la montagne percée). Continuant son chemin comme une météore, la lance arriva dans le sud de Raïatea et se ficha dans le sommet d'une colline restée échancrée depuis. Les coqs de Moorea, réveillés par les vibrations de la lance, se mirent à chanter de tous côtés, ce qui incita les voleurs à s'enfuir au plus vite, craignant le lever du jour.
 
Cependant Hiro et sa bande réussirent à arracher, sur les flancs du mont Rotui, une colline en forme de cône qu'ils emmenèrent à Raïatea et qu'ils installèrent non loin du rivage de Opoa.
 
Cette colline s'y trouve toujours. Elle est couverte de petits toa, arbres de fer, semblables à ceux du mont Rotui et contrastant étrangement avec la végétation environnante.
 
On dit que la flêche se trouve toujours au fond de l'eau entre Moorea et Tahiti.
 

 


 

 

L'île de Aieho s'appelle aujourd'hui Moorea, qui signifie " le lézard jaune" (moo: le lézard, rearea:jaune)   voici pourquoi dans

la légende du lézard jaune
 
Autrefois, Temaiatea et son épouse demeuraient à Tupuai-Manu qui s'appelle désormais Maiao. La femme tomba enceinte et accoucha d'un œuf. L'époux prit l'œuf et le porta dans une petite grotte du rivage nommée Vaionini où il le déposa.
Une nuit, la femme eut une vision dans son sommeil. Elle vit qu'elle avait mis au monde un garçon tout jaune. Elle se réveilla et raconta ce songe à son époux. Quand vint le jour, l'homme partit observer l'œuf qu'il avait laissé dans la grotte. Les lieux atteints, il constata que l'œuf avait éclos : c'était un bébé lézard.
Temaiatea donna à ce lézard le nom de Moo-rea*.
Lui et sa femme nourrirent Moo-rea dans cette petite grotte jusqu'à ce qu'il soit grand. Il devint un lézard énorme.
C'est pourquoi la femme prit peur et qu'elle dit à son époux :
« Il nous faut abandonner Moo-rea , sinon, bientôt, il nous mangera. »
Le mari n'accepta pas, disant :
« C'est tout de même notre fils aîné ! »
Mais comme le femme insistait, l'homme construisit une pirogue pour eux deux, ils montèrent à bord de cette pirogue, ramèrent en direction du levant jusqu'à Tahiti.
Quant à Moo-rea, il ne cessait de se morfondre en pensant à ses parents qui l'avaient nourri.
Et comme cela faisait longtemps que les Temaiatea ne lui avaient pas apporté à manger, il sut qu'on l'avait abandonné . Il se jeta à la mer et nagea vers le levant.
Lorsque Moo-rea eut perdu la terre de vue, il affronta le courant Teara-Veri*, puis en sortit. Ce courant n'est pas hérissé de vaguelettes mais sa course est comme celle du scolopendre.
Moo-rea fit face à un second courant que l'on appelle Tefara* car c'est un courant « épineux » comme le pandanus. Moo-rea se dégagea de ce courant mais il était épuisé.
Il affronta un troisième courant nommé Tepua* car c'est un courant puissant : l'écume de la mer est comme de la mousse de savon. C'est dans ce courant que Moo-rea trouva la mort. Son corps dériva et s'échoua à Aimeho. Aimeho est l'ancien nom de l'île de Moorea.
Au petit matin, deux hommes partirent à la pêche. Lorsqu'ils parvinrent au rivage, ils virent cette énorme chose gisant sur le sable, ils coururent  avertir les gens en criant :
« Un lézard jaune ! Un lézard jaune ! »
Depuis ce jour on nomme Aimeho, Moo-rea c'est à dire Moorea.
 
D'après une autre légende, ce même lézard jaune aurait  séparé la baie de Cook et celle d'Opunohu de deux coups de queue.
 

 


 

 

Comme à Tahiti, l'île de Huahine est divisée : Huahine nui (le grand) et Huahine iti (le petit). La faute à qui ? A Hiro, le dieu des voleur... dans la légende qui suit : (qui pourrait être la suite de la légende de Hotu hiva )

La  légende de Huahine :

Un jeune guerrier trouva au nord de Huahine une princesse nommée Motu Hiva. Elle s'était échouée là, sur la plage à l'intérieur d'un grand tambour sacrée. Ils se marièrent et eurent dix fils, qui donnèrent leurs noms aux dix districts de Huahine.
 
La légende raconte que Hiro, dieu des voleurs, coupa avec sa pirogue l'île de Huahine en deux et aurait laissé des traces comme celle de sa pagaie au fond de la baie de Maroe, et aussi celle de son sexe, un rocher dressé vers le ciel exactement en face du pont qui relie les deux îles. C'est pour cela que l'île est désormais séparée en deux: Huahine Nui et Huihine Iti.

 
Sur l'île de Huahine, se trouve un rocher  portant l'emprunte d'une pâte de chien, mais de gros chien. Et ce maudit Hiro, le roi des voleurs y est encore pour quelque chose, dans cette légende qui commence à Raiatea : 
La légende de la patte de chien:
 
Il était une fois une jeune fille très belle qui répondait au doux nom de Hina. Toutes les fées du ciel s'étaient penchées sur son berceau : il ne lui manquait rien. Ni la grâce, ni la beauté, ni l'intelligence ni la gentillesse : Hina était tout cela à la fois. Jamais l'île de Raiatea n'avait connu de reine qui rassemblait autant de qualités. 
A 20 ans, son coeur n'était pas encore pris, malgré la cour assidue que lui faisait ses nombreux prétendants. Un jour vint pourtant, où Hina rencontra le jeune homme qui fit battre son cœur. Éperdue d'amour, elle se fiança sans attendre et annonça la date prochaine de son mariage. En gage d'amour, le fiancé très épris lui offrit le cadeau le plus extraordinaire qui n'avait d'égal que les sentiments très purs qu'il lui portait. En découvrant son présent, Hina fût presque prise de malaise. Ni tout l'or de son palais, ni les diamants de sa couronne, ni la splendeur de ses châteaux n'égalaient une telle merveille. De toute la Polynésie, nul pêcheur n'avait jamais imaginé que des perles d'une telle taille, d'une telle perfection puissent exister. Noires, elles étincelaient de mille éclats au cou de la reine qui jura ne jamais plus se séparer de ce collier que tout l'or du monde n'aurait pu lui arracher.
Bien qu'elle en mourait d'envie, en accord avec son fiancé, Hina décida cependant de ne porter ce collier qu'à partir du jour où leur union serait proclamée. En attendant ce jour, ce collier inestimable serait gardé par des hommes en armes qui le veilleraient jour et nuit.
Un jour, alors que Hina donnait audience à ses sujets, elle refusa la requête d'un homme, comme cela arrivait lorsque la demande ne lui paraissait pas justifiée. Or, cet homme n'était autre que Hiro, le roi des voleurs.
Après avoir été un prétendant éconduit de la jeune reine, Hiro subissait ici un second affront qu'il ne pût supporter. Se sentant humilié, sa jalousie se transforma rapidement en haine et Hiro résolut de se venger en s'attaquant à ce que la reine avait de plus cher : son collier de perles. Maître en matière de vols, après avoir déjoué tous les pièges, et s'être joué de la surveillance des gardes armés, il parvint par mille ruses à s'emparer du précieux objet.
Tenant sa vengeance en main, et avant même que l'alerte ne fût donnée, Hiro gagnait déjà l'île voisine de Huahine en pirogue.
Sur Raiatea, dès que le vol fut découvert et annoncé à la reine, Hina s'effondra, terrassée par une tristesse infinie. Avec le vol de son collier, c'est une partie de son cœur qu'on venait de lui prendre... et le voleur le savait !

Aussitôt, elle devinât qui se cachait derrière ce méfait. Il n'y avait sur terre qu'une seule personne dont l'audace pouvait être aussi grande, capable de braver la surveillance de la garde royale. Son nom était bien sûr le terrible Hiro, le roi des voleurs. Sans plus tarder, Hina pris les recherches en mains et décida de lancer aux trousses du malfaiteur le plus impressionnant de ses molosses. Une bête dont la force et le flair extraordinaires n'avaient d'égal que son imposante stature. Immédiatement, le superbe animal se dirigea vers le bord de l'eau, pointant déjà le museau en direction de Huahine.
Sur cette île, Hiro se croyait déjà à l'abri. Dès son arrivée, il avait dissimulé son prestigieux butin sous une pierre d'un poids impressionnant. "A cet endroit pensa-t-il, nul ne saura jamais débusquer mon butin. Il n'existe personne sur terre qui soit aussi malin que Hiro, le roi des voleurs!" s'exclama-t-il.
Mais déjà s'approchait des rives de Huahine le molosse de la reine... La truffe grosse comme une noix de coco au vent, son travail apporta très rapidement ses fruits. Fuyant dans la montagne où se tenait son repère, Hiro était loin de se douter d'une conclusion aussi rapide... Très rapidement, le molosse s'arrêta à l'endroit même où Hiro avait dissimulé le précieux collier, et, comme pour marquer l'endroit précis où se cachait le trésor, posa sa lourde patte sur la pierre. Cette empreinte permit à Hina de reprendre possession de son collier et d'épouser, comme il se doit, son fiancé bien aimé...

Ceci est la seule et unique raison pour laquelle se trouve, de nos jours encore - et la photo que nous en avons prise le prouve -, l'empreinte d'une patte d'un animal de taille impressionnante, gravée dans cette roche bien connue sur l'île de Huahine
 

 


 

 

Le pouvoir de guérir les siens, ca , tout le monde rêve de le posséder. Peva a bénéficer de cette belle faveur, mais en échange, il ne doit jamais tomber amoureux...

Peva et le soleil :
 
Jadis à Tahiti, Peva, un guérisseur avait les pouvoirs de Re le soleil.
C'est au plus profond de la vallée de Tiare que Peva, alors âgé de 20 ans vivait.
Ce n'est que quand Herehia sa mère tomba gravement malade qu'il conclut un pacte avec le soleil en le suppliant de sauver sa mère.
Mais, en échange de lui transmettre ses pouvoirs, le soleil "Ré", lui imposa des obligations, il devrait penser à le remercier en organisant une fête où il y aurait joie et bonne humeur au fond de tous afin que son mana (esprit) se préserve.
 
 De plus, Peva ne devait en aucun cas tomber amoureux sous peine de ne plus pouvoir contrôler le mana qui demeure en lui.
 
 Un jour, on lui demanda ses services pour soigner un ARI'I de PAEA atteint d'une mortelle maladie et sans réfléchir, il accepta.
Pendant son devoir, il ne put détourner son regard de l'immense beauté de Hina la Première fille du roi qui était d'une splendeur infinie.
Alors qu'il soignait l'Ari'i, il se passa comme un éclair entre Hina et Peva
Tous deux passèrent la nuit à y penser et cela a marqué le début de sa fin.
 
 
Voyant cela, "Re" lui lança des avertissements, mais sans résultat car Peva était tombé sous le charme de Hina et ne contrôlait déjà plus son pouvoir qu'il perdait petit à petit.
Il n'y avait plus d'espoir pour Ré de se faire entendre de lui.
 
 
Jour après jour, de plus en plus d'habitants venaient demander à Peva ses services.
Malheureusement, Peva avait perdu ses pouvoirs.
Peva comprit la gravité de la situation en voyant mourir sous ses yeux plusieurs habitants de son île tout en se disant qu'il aurait pu faire quelque chose pour les sauver telle que sa vocation le lui commandait.
Et cela lui faisait très mal au coeur parce que il se rappela pourquoi il avait choisi d'être guérisseur et aussi quelle était sa vocation.
 


 

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