Les tatouages polynesiens: les techniques

Dans l'ancienne société polynésienne, les tatoueurs étaient des personnages importants et respectés. Considérés comme artisans, ils détenaient un savoir ancestral, en harmonie avec la vie communautaire 

Dans les cérémonies importantes qui réunissaient tout le village comme dans l'intimité quotidienne. (heu, oups, il y a un voyeur !)

                                                             

L'art du tatouage était ouvert à tous avec un long apprentissage auprès d'un maître tatoueur (environ 4 ou 5 ans). Une bonne connaissance des rituels religieux était requise ainsi qu'une grande dexterité dans le maniement des instruments.

Qui est volontaire pour une démo ?! mais je vous préviens, il n'y a pas d'anesthésie. lol

Commençons par le tatouage à l'ancienne:

Allongé sur la paille, vous appercevez de petites coupes contenant des teintures (mélange de suie et d'huile de coco), et aussi des poinçons (ossements de poisson assérés). Une fois que vous avez choisi votre motif, un veritable travail de brodeurs ou de dentelieres peut commençer.

                                    

Le tatoueur se saisit du poinçon qu'il trempe dans la ou les teintures et incise la peau sous les coup d'un maillet sur un rythme précis (là, je vous entend frémir discretement...)

en suivant le tracé du motif préalablement dessiné. Celui ci c'est pour halloween ? 

                                   

Une ou plusieurs personnes ont pour mission de vous maintenir (mieux vaut éviter de bouger...), de tendre la peau et d'éponger le sang. La précision et la patience sont biensûr les qualités premières de l'artiste.

                                              

La culture avait ses propres rêgles et tout écart pouvait être sanctionné par le tribunal des tatoueurs. Le but du jeu était donc de faire valoir son propre savoir faire sans s'écarter des traditions.

Jadis, on invoquait les dieux pour favoriser la cicatrisation et recevoir des bienfaits pour le taoué et le tatoueur. Puis, une grande fête avait lieu pour renvoyer les dieux dans le Pô (demeure spirituelle des dieux). Le tatouage était accompagné de champs rituels. 

       

En Nouvelle Zélande, on utilisait de petites herminettes qui " sculptaient " la peau avant de poinçonner . 

Au fil du temps, le poinçon fut remplacé par des peignes (tahuka patu tiki). Le manche est en bois ou écailles de tortue, et les dents en os de cochon ou en nacre

                                   

De la main gauche, le tatoueur saisit le peigne et enroule un morceau de tapas (tissus végétal) autour de son doigt pour éponger le sang. Le maillet dans la main droite frappe le manche du peigne. La peau est bien tendue sous les dents du peigne

                      

En 1891, O Reilly crée la machine à tatouer électrique. Un electro aimant entraine un une ou plusieurs aiguilles. Une buse de guidage contient l'encre (système du porte plume d'écolier... mais l'aiguille remplace la plume). Cette technique est utilisée aujourd'hui par la plupart des maîtres tatoueurs. 

                                 

Le temps du tatouage peut varier de quelques minutes à plusieurs heures selon le motif choisi. Pour un corps entièrement tatoué, cela peut demander plusieurs semaines...de courage !


                                               

 

                                  

 

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Commentaires (1)

1. tatouage polynesien (site web) 26/07/2013

Très sympa ton site sur la Polynésie, c'est important de ne pas oublier d'ou l'on vient. Je te laisse faire un tour sur mon blog. A bientôt. Marie

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Date de dernière mise à jour : 21/08/2017

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